Paris, le 9 août 2010 – Sept innocents, deux femmes et cinq hommes, viennent d’être informés qu’ils sont condamnés à 20 ans de réclusion chacun, après un procès expéditif. Leur seul crime : ils sont bahá’ís.

Les sept responsables bahá’ís iraniens seraient chacun condamnés à 20 ans de prison selon les sources de la Communuauté internationale baha’ie. Détenus dans la prison d’Evin de Téhéran depuis plus de deux ans, ils étaient accusés, entre autres, d’« espionnage », de « coopération avec Israël », « de propagande contre l’ordre islamique », et du crime de « propagation de la corruption sur terre ».

« Si l’information est confirmée, il s’agit d’une issue profondément choquante dans le procès de ces innocents » déclare Bani Dugal, représentante de la Communauté internationale bahá’íe auprès des Nations unies à New York. « Ils ont été informés du verdict, et leurs avocats ont immédiatement fait appel ».

Leur procès s’est limité à six brèves comparutions devant la cour, entre le 12 janvier et le 14 juin 2010. Ils avaient auparavant été détenus sans charge pendant 20 mois durant lesquels ils ont à peine eu une heure d’accès à leurs avocats.

Ils ont toujours nié toutes les accusations.

Les deux femmes et cinq hommes ont été arrêtés en 2008, six d’entre deux le 14 mai, l’une d’entre eux deux mois plus tôt. Ils ont été détenus à Evin depuis. On sait très peu de choses sur leurs conditions de détention, sinon qu’ils vivent à deux dans 6 m2 pour les femmes, et à cinq dans 12 m2 pour les hommes, voient la lumière du jour deux heures par semaine, et dorment à même le béton.

Madame Fariba Kamalabadi, Messieurs Jamaloddin Khanjani, Afif Naeimi, Saeid Rezaie, Madame Mahvash Sabet, Messieurs Behrouz Tavakkoli et Vahid Tizfahm composaient le groupe en charge de veiller aux besoins d’une communauté de quelques 300 000 bahá’ís, la plus grande minorité religieuse non musulmane de l’Iran.

Les bahá’ís sont considérés comme des « infidèles non-protégés » par le régime iranien. On estime à 47 le nombre de bahá’ís détenus aujourd’hui dans tout l’Iran, au seul motif de leur foi.

Pour plus d’informations sur la situation en Iran : http://www.bahai.fr/iran

Source de l'article: http://www.bahai.fr/BWNS-786-en-cours-Reports-say-Iran.html
 
 
Paris, 10 août 2010 - En République islamique d’Iran, il n’y a pas que les opposants politiques qui sont condamnés à passer de longues années derrière les barreaux. Il y a aussi les minorités religieuses.

Sept adeptes de la foi bahaï viennent d’être condamnés à 20 ans de prison, a-t-on appris hier de source proche de cette religion fondée au XIXe siècle en Iran et que Téhéran tient pour hérétique.

Mais les charges restent les mêmes. Jamaluddin Khanjani, Afif Naeemi, Saeed Rezai, Behrouz Tavakoli, Vahid Tizfahm, mais aussi deux femmes, Fariba Kamalabadi et Mahvash Sabet, ont été condamnés hier à vingt ans de prison pour “espionnage,” “acte contre la sécurité nationale”, et “inimitié envers Dieu”. Ces sept personnes avaient été arrêtés en mai 2008 pour cause d’espionnage pour l’étranger, de propagation de la corruption sur terre, de minage de l’Islam et de coopération avec l’État d’Israël.

“Leur procès, qui a débuté le 12 janvier de cette année, a consisté en six brefs passages au tribunal, après qu’ils eurent été incarcérés sans charge pendant vingt mois”, explique dans un communiqué Bani Dugal, qui représente la foi bahaï auprès des Nations Unies. “Une période au cours de laquelle ils n’ont eu accès à leur avocat que pendant à peine une heure. Le procès s’est achevé le 14 juin”.

Les sept condamnés ont nié les charges retenues contre eux et envisagent de faire appel.

Alors que les minorités juives, chrétiennes, et zoroastrienne, sont officiellement respectées et bénéficient chacune d’un député au Parlement iranien, le bahaïsme est considéré comme une hérésie. Fondé en Perse en 1863 par Mirza Husayn Ali, alias Baha’u’llah, un noble persan considéré comme le dernier prophète en date de toutes les religions envoyé par Dieu sur terre, son but est d’unir tous les peuples du monde dans une cause universelle et une foi commune. Il s’attache à la promotion de la condition féminine, l’abolition des discriminations, et le dialogue entre les religions. Il compte plus de 7 millions d’adeptes dans le monde à travers plus de 200 pays. Son centre mondial est basé à Haïfa, en Israël. Plus grande minorité religieuse en Iran, avec 350 000 membres mais seule confession du pays postérieure à l’Islam, ses adeptes sont accusés d’apostasie et traités comme des «infidèles non protégés ». En Islam, le dernier prophète n’est autre que Mahomet.

Selon la législation iranienne, tuer un Bahaï n’est pas considéré comme un crime. 200 d’entre eux ont ainsi été exécutés depuis 1979, des centaines emprisonnés. Et c’est toujours le cas aujourd’hui. Selon les leaders bahaï, 47 de leurs membres seraient toujours actuellement emprisonnés en Iran, uniquement en raison de leurs croyances. Depuis l’arrivée à la présidence de Mahmoud Ahmadinejad en 2005, les membres de la communauté bahaï ont tous été identifiés et demeurent étroitement surveillés. Pourtant, ces persécutions n’ont pas uniquement eu lieu sous la République islamique. Ce fut également le cas sous le Shah et sous son père Reza Shah.

Les Bahaïs se démarquent du reste de la population musulmane par une remarquable vie intellectuelle. Parmi eux, beaucoup de médecins, cadres, ou artistes. Pourtant, en République islamique, ils ne sont ni autorisés à se rendre à l’université, ni même à travailler. « On ne me considère pas comme un être humain. Je suis forcée d’étudier clandestinement », m’avait affirmé en 2005 Samaneh, brillante Bahaï de 21 ans, qui connaissait sur le bout des doigts l’ensemble des “ghazals” du poète perse Hafez, avant d’être forcée de quitter pays et parents. Et la jeune Iranienne n’exagérait pas. Les Bahaïs sont interdits de retraite, et leurs enfants d’héritage. Pire, ils ne sont pas autorisés à inscrire un nom sur la tombe de leurs défunts. Quant à leur temples et cimetières, ils sont régulièrement détruits et profanés.

Dans une interview exclusive à “Dentelles et tchador”, le Docteur Foad Saberan, psychiatre bahaï français né à Téhéran, nous éclaire sans concession et sans langue de bois sur la seule religion officiellement persécutée en Iran…

Foad Saberan, pourquoi l’Iran a-t-il lourdement condamné ces sept Bahaïs?

On l’ignore pour l’instant. Cette condamnation pourrait illustrer les combats actuels entre les différentes factions (conservatrices) du Régime. Dans mon esprit, ils ont décidé d’impressionner la communauté bahaï. Ce que je peux dire, c’est que condamner à 20 ans de prison des Bahaïs, dont le plus vieux est âgé de 77 ans, équivaut pratiquement à une peine de mort.

Pouquoi la République islamique d’Iran s’attaque-t-elle aux Bahaïs?

Le projet de la persécution des Bahaïs existe depuis trente ans en Iran. Car cette religion représente pour la République islamique un risque idéologique. Pourquoi? Parce que cette foi, ayant été bâtie après l’Islam, remet selon eux en cause tout le système des prêtres musulmans chiites. Ce même raisonnement a déjà été pratiqué par les mollahs pour leur propre Islam qui, ayant été créé après le Christianisme, a d’après eux tout simplement annihilé celui-ci. Aujourd’hui, avec l’existence du Bahaïsme, ils n’ont plus qu’à fermer boutique. Et ils vivent ceci comme une injure. Or ce qui est intéressant, c’est que les mollahs iraniens ne se sont même pas donnés la peine de lire un seul Écrit bahaï. Ils se rendraient compte que cette religion n’a rien à voir avec l’Islam.

Pourquoi le centre mondial bahaï est-il situé à Haïfa en Israël?

C’est simple. Car c’est là, à Akka (Saint Jean d’Acre), près de la ville de Haïfa, située à l’époque en Palestine ottomane, que Bahaullah et ses fidèles ont été déportés, en 1868, de la ville de Constantinople. Et ils ont été interdits d’en sortir pendant plus de 40 ans. Bahaullah avait déjà été expulsé d’Iran vers Bagdad en 1853. De 1853 à 1868, lui-même et ses adeptes (qui deviendront en 1863 les “Bahaïs”) ont multiplié les allers-retours entre Bagdad et Constantinople, avant d’être à nouveau expulsés, cette fois en Palestine. Or les Mollahs affirment que les Bahaïs sont arrivés en 1868 à Haïfa pour y créer le Sionisme! Ce qui n’a aucun sens, l’État d’Israël ayant été créé…80 ans plus tard, en 1947 !

Où vivent actuellement les Bahaïs?

400 Bahaïs vivent actuellement en paix en Israël, en tant que servants des sanctuaires bahaïs, mais ils n’ont pas la nationalité israélienne. Il existe sept millions de Bahaïs à travers le monde: des Américains, des Congolais, des Français, des Brésiliens, des Indiens…qui élisent leurs dirigeants mondiaux siégeant à Haïfa. Les Bahaïs d’Iran, au nombre de 300 000, représentent donc à peine 5% de la communauté bahaï mondiale qui est gouvernée par des non-Iraniens. Voilà pourquoi, contrairement à ce que souhaitent faire croire les mollahs, cette religion n’a rien d’une affaire iranienne.

Comment sont actuellement traités les Bahaïs en République islamique?

Il est très difficile par exemple pour un Bahaï d’enregistrer son enfant à sa naissance, beaucoup de Mairies n’en voulant pas. Les enfants bahaïs sont considérés comme de réels “bâtards”. Selon les directives de l’éducation nationale, ils sont soumis à l’école primaire à d’intenses pressions pour les amener à renoncer à la foi de leur père. Jusqu’en 2000, ils n’avaient pas le droit de passer le bac. Depuis, ils ont l’autorisation de passer le concours d’entrée à l’université, et même de s’inscrire à la fac.

On assiste donc une réelle amélioration de leur situation…

Pas du tout, deux-trois mois après leur inscription, tous sont peu à peu expulsés de l’université pour mille et un prétextes. Défauts dans leur dossier d’inscription, manquement à un cours… Il y a un mois, un décret dans un journal officiel iranien a annoncé que “les adeptes des religions non reconnues”, c’est à dire les Bahaïs, n’avaient pas leur place à l’université.

Comment expliquer alors que les membres de la communauté bahaï sont relativement cultivés?

Les bahaïs ont toujours des universités à eux, créés par leurs membres. Il est fondamental dans l’idéologie bahaï de prier et d’acquérir du savoir. Mais ils ne peuvent malheureusement étudier que des disciplines ne réclamant aucun travail en laboratoire. Par conséquent, il est actuellement impossible aux Bahaïs en Iran de devenir médecin ou dentiste.

Qu’en est-il de l’accès au marché du travail pour les Bahaïs en République islamique?

Les jeunes Bahaïs deviennent donc ultrasavants mais ultraprécaires, le Régime interdisant à tout employeur d’engager des Bahaïs. Mais il existe heureusement une solidarité de plus en plus active dans la société iranienne entre Musulmans et Bahaïs, qui leur permet tout de même de s’en sortir. Par exemple, alors qu’il est interdit à un épicier ou à un boulanger de vendre ses produits à un Bahaï, ils réussissent tant bien que mal à les fournir en les livrant dans la soirée.

Et Quid des droits de l’homme?

Théoriquement, le meurtre d’un Bahaï est considéré comme “halal” (licite) en Iran. Or loin d’assister à des assassinats permanents de la part du peuple iranien, on constate que depuis trente ans, seul le Régime islamique tourmente les membres de la communauté bahaï. En les expulsant de leurs maisons, en brûlant leurs moissons et en détruisant leurs cimetières.

Pouvez-vous nous en dire plus?

Les Bahaïs n’ont plus de tombeau. Le cimetière bahaï de Téhéran a été rasé, hormis le marbre des tombes parce qu’il était récupérable. Ils ont construit au-dessus un Centre d’Études islamiques, autour duquel ils ont planté des arbres. Et il n’est pas étonnant qu’ils poussent très bien…

Mais que deviennent les corps?

Parfois, certaines tombes son vidées. Mais la plupart des corps restent sous terre, sans véritable sépulture.

Cela veut dire qu’un Bahaï qui meurt aujourd’hui en Iran, n’a aucun endroit pour être enterré?

Enterrer un Bahaï aujourd’hui en Iran demeure extrêmement difficile. La seule solution reste de les inhumer loin de la ville, dans le désert, dans des cimetières clandestins. Mais même dans ce cas, les familles sont parfois suivies par les services secrets iraniens pour déterrer les corps. Pourtant depuis l’avènement de la République islamique, seuls une vingtaine de Bahaïs iraniens ont renoncé à leur foi. Ils ont obtenu en échange de nombreux cadeaux de la part du Régime. Mais nous gardons de très bonnes relations avec eux. Un Bahaï peut renoncer du jour au lendemain à sa religion (ce qui n’est pas le cas d’un musulman iranien).

Les Bahaïs ont également été persécutés sous le Shah n’est-ce pas?

Le Shah était une personnalité compliquée. Il lui arrivait de s’appuyer sur le travail des Bahaïs, relativement bien éduqués, comme les ingénieurs. Or il les maltraitait aussi pour apaiser ses relations avec le Clergé. En 1955, une quinzaine de Bahaïs sont morts sous le Shah. Des crimes qui n’ont pas été organisés par le gouvernement, mais celui-ci n’a pas pour autant poursuivi les assassins. Autre discrimination, en 1965, le Shah a réclamé aux Institutions bahaïs d’énormes taxes sur leurs propriétés avec effet rétroactif.

Que pense la population iranienne, en majorité musulmane chiite, des Bahaïs?

Les milieux éduqués protègent les Bahaïs en Iran. Les membres de la communauté étant de facto des convertis depuis au maximum trois générations, beaucoup de leurs familles, qui sont elles restées musulmanes, aident leurs proches bahaïs. Quant au petit peuple, il croit de moins en moins l’intense propagande gouvernementale anti-bahaï. Il faut dire que les reportages fabriqués de toute pièce par la télévision d’État iranienne ne font pas preuve de beaucoup d’imagination. Il y en a notamment un qui a récemment expliqué que la télévision britannique BBC (British Broadcasting Corporation) signifiait en réalité “Bahaï Broadcasting Corporation” et qu’elle était inféodée à la BBC, et donc à Israël.

La situation des Bahaïs en Iran s’est-elle aggravée sous Ahmadinejad?

Mahmoud Ahmadinejad ayant été un membre actif de la secte messianique des “Hojatieh”, il n’a en tête qu’une seule idée: juguler le Bahaïsme, ce qui constitue un des fondements de cette secte. D’ailleurs, l’organisation des Hojatieh a été créée en 1952 sous le nom “d’organisation contre le Bahaïsme”. Mais ils n’ont cependant jamais prêché le meurtre contre les Bahaïs. Ils préfèrent s’infiltrer dans la communauté pour mieux la combattre idéologiquement. Lors de la prise d’otage de l’ambassade américaine à Téhéran en 1979, les organisations étudiantes islamiques (dont a fait partie Ahmadinejad) avaient annoncé vouloir mettre la main sur des documents prouvant à 100% la collusion entre Bahaïsme et États-Unis. Or ils n’avaient rien trouvé…

“La Terre n’est qu’un seul pays et tous les hommes en sont les citoyens” (extrait des Écrits bahaïs)

Source originale: http://iran.blog.lemonde.fr/2010/08/10/le-bahaisme-seule-religion-officiellement-persecutee-en-iran/
 
 
Cliquez ici  pour accèder à l'émission de Canal Alpha sur des célébrations du Nouvel An baha'i, commemoré le 20 mars 2010.
 
 
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Le jeûne bahá’í est observé pendant une période de 19 jours, du 2 au 21 mars. Pendant le jeûne, les bahá’ís s’abstiennent de toute nourriture ou boisson du lever au coucher du soleil. Il s’agit d’un moment de régénération spirituelle marqué par la prière et la méditation. Cette période prend fin avec la fête de Naw-Rúz (ou nouvel an). Les enfants de moins de 15 ans, les femmes enceintes ou allaitant, les personnes âgées, les malades, les voyageurs et les travailleurs de force sont exemptés du jeûne.

« Ce jeûne matériel est un signe extérieur du jeûne spirituel, un symbole de retenue, d’abstention de tous les désirs du moi, qui acquiert ainsi les caractéristiques de l’esprit, est emporté par les brises célestes et brûle de l’amour divin. » ‘Abdu’l-Bahá
 
 
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Du 26 février au 1er mars, les bahá’ís du Canton de Neuchâtel se joignent aux bahá’ís du monde entier pour célébrer la fête d’Ayyám-i-Há en passant du temps avec leurs amis et leur familles, en aidant ceux qui sont dans le besoin par des actes charitables et en répandant de la joie par des cadeaux.

Connus aussi comme les Jours intercalaires, les Ayyám-i-Há ne sont pas inclus dans les dix-neuf mois de dix-neuf jours du calendrier bahá’í qu’ils ajustent pour qu’il corresponde aux 365 jours de l’année solaire (et grégorienne). Ils servent aussi comme une période de préparation pour le jeûne annuel bahá’í (du 2 au 20 mars), pendant lequel les bahá’ís s’abstiennent de manger et de boire du lever au coucher du soleil, et pour Naw-Rúz (le 21 mars) le Nouvel An bahá’í, célébré le premier jour du printemps.

Au sujet de la période d'Ayyam-i-Ha, Bahá’u’lláh a écrit :

« Au cours de ces journées, il convient au peuple de Bahá d’organiser de bons repas pour eux, pour leur famille et, au-delà, pour les pauvres et les indigents, puis de saluer et de glorifier leur Seigneur, de chanter ses louanges et de magnifier son nom, dans la joie et l’allégresse [...]. »
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Neuchâtel, 2 février, 2010 - Les autorités iraniennes ont annoncé que la prochaine audience du procès des dirigeants bahá’ís en Iran aurait lieu le 7 février.

Partout dans le monde, les accusations portées contre eux ont été dénoncées par des gouvernements et les organisations de défense des droits de la personne.

Le procès reflète les efforts qui ont été entrepris pour faire le procès de toute une population religieuse, simplement parce que ses croyances diffèrent de celles des gens qui sont au pouvoir.

Les bahá’ís de la Suisse espèrent que les pressions exercées partout dans le monde se poursuivront pour faire comprendre clairement au gouvernement iranien qu’il aura à rendre compte de ses actions injustes.

Nous souhaitons vivement que, les médias ainsi que le gouvernement suisse ajoutent leur voix au concert des nations qui protestent contre l’emprisonnement des baha’is à cause de leur Foi.

Les gouvernements du Canada, des Etats-Unis, d'Angleterre et autres, ont joué un rôle de premier plan aux Nations Unies et se sont assuré ces six dernières années que cette organisation mondiale la plus représentative adopte au sujet de la défense des Baha’is en Iran.

Pendant ces vingt-cinq dernières années, d’autres organisations des Nations Unies qui ont œuvré pour la défense des droits de la personne ont adopté des résolutions qui ont condamné l’Iran pour un grand nombre de violations des droits fondamentaux et ont vigoureusement dénoncé le traitement fait aux bahá’ís, la minorité religieuse la plus importante de ce pays. 

Les Baha'is de la Suisse prient leurs concitoyens et concitoyennes, en plus de leur gouvernement, de ne pas permettre ces injustices continuer sans reproche.

Veillée de prières partout la Suisse

En attendant ce procès annoncé pour le 7 février, les bahá’ís du monde entier, ainsi que les bahá’ís de la Suisse, organisent des veillées de prières pour la protection et la libération de ces personnes innocentes.

Dans le Canton de Neuchâtel, une veillée de prières aura lieu samedi, 6 février 2010 à 19h30 à Colombier. Les prières continueront le dimanche matin, 7 février 2010 à Fontaines.

Pour assister à ces réunions, veuillez contacter Mme Sara Habibi à 032 / 724 15 83.
 
 
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De tout coeur, nous prions pour le secours et le soulagement de la population d’Haïti qui ont été accablés par le tremblement de terre catastrophique de 12 janvier 2010. Action charitable est démarrée. Nous vous invitons de nous rejoindre en prière collective ce dimanche 17 janvier 2010 à 10h00, chez la Famille Habibi au Chemin du Pontet 6, 2013 Colombier. Tél : 032 / 724 15 83
 
 
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Les 7 membres du Conseil dirigeant des Bahá’ís d'Iran emprisonnés depuis 20 mois

Neuchâtel, 11 janvier 2010 Les Bahá’ís du Canton de Neuchâtel ressentent une vive inquiétude pour leurs coreligionnaires d'Iran, qui sont menacés de peine de mort uniquement pour leur foi par le gouvernement. De caractère pacifique, profondément humanitaire et non-politique, la Foi Bahá’íe existe en Suisse depuis 100 ans. La Communauté Bahá’íe de Neuchâtel, qui partage les souffrances qui arrivent à leur coreligionnaires persécutées en Iran, a organisée une veillée de prières à Colombier ce soir et demain pour les soutenir.

En effet, les sept dirigeants de la Communauté Bahá’íe d’Iran, deux femmes et cinq hommes, détenus dans la sinistre prison d'Évïn de Téhéran, depuis 20 mois, doivent être jugés le 12 janvier : leur procès a déjà été reportés à plusieurs reprises sans aucune raison. Ils risquent la peine de mort. A mesure que la date approche, les mauvaises nouvelles tombent, la pression s'accroît, comme pour préparer le terrain d'un procès exemplaire.

Encore treize autres Bahá'ís ont été arrêtés le 3 Janvier. Parmi eux, Negar SABET, la fille de Mahvash SABET, l'une des sept prisonniers qui devraient être jugés mardi, et Jinous SOBHANI, ancienne Secrétaire de la Lauréate du “Prix Nobel de la Paix”, Shirin EBADI. Dans le même temps, une campagne anti-bahá’íe s'intensifie dans la presse officielle, depuis quelques semaines.

Le faux prétexte du “complot”

Les Bahá’ís, première minorité religieuse non-musulmane d'Iran, sont des boucs émissaires habituels de la République islamique. Le régime iranien applique sur eux avec constance la vieille recette du soi-disant “complot”. Les accusations, elles, s'adaptent au gré des circonstances. Ces derniers jours, les Bahá’ís ont été accusés, par les journaux ultra-conservateurs, d'être, pêle-mêle, «derrière» les troubles post-électoraux, d'avoir fomenté les manifestations du 27 décembre à l'occasion de la fête sainte de l'Achoura, d'être aussi les conseillers occultes des candidats réformateurs, et, accusation ancienne et persistante, d'être “sous la direction du sionisme”. Rappelons que les Bahá’ís s'abstiennent impérativement de participer à toute activité politique.

« La communauté bahá’íe d’Iran a bien trop souvent fait l’objet de campagnes de dénigrement et de fausses accusations destinées à détourner l’attention d’une population agitée des personnes au pouvoir sur les bahá’ís, a déclaré Diane Ala’i, représentante de la Communauté internationale bahá’íe auprès des Nations unies à Genève.

« Plutôt que de reconnaître sa responsabilité dans les troubles dans le pays, le gouvernement iranien cherche à déplacer la responsabilité sur d’autres, incluant des puissances étrangères, des organisations internationales, des médias, des étudiants, des femmes ou des terroristes. Maintenant, les bahá’ís ont été ajoutés à cette longue liste de prétendus coupables », a-t-elle ajouté. « Nous sommes particulièrement préoccupés par le fait que le gouvernement, ou des éléments ultraconservateurs en son sein, puisse utiliser les troubles actuels en Iran pour justifier des mesures extrêmes contre ses personnes illégalement emprisonnées. »

Les sept dirigeants bahá'ís, qui devraient être jugés aujourd’hui, n'ont toujours pas reçu d'acte d'accusation officiel, mais sont accusés depuis des mois par les journaux ultra-conservateurs d'«espionnage au profit d'Israël», d'«insulte au caractère sacré de l'Islam», de «propagande contre la République islamique». Toutes ces accusations – chacune étant passible de la peine de mort – sont infondées.Shirin EBADI était l'avocate de ces sept Bahá’ís. Puisqu'elle se trouve à l'étranger, son collaborateur, militant des Droits de l'Homme, Maître Abdol-Fattah SOLTANI, a accepté de les défendre. Cependant, lui-même a été arrêté en Juin dernier, puis libéré contre une caution de 90.000 Euros 2 mois plus tard. Rappelons que Me SOLTANI n’a pu ni prendre connaissance du dossier de ses clients, ni les rencontrer .

« Infidèles non-protégés »

Ces dix derniers mois, une soixantaine de Bahá’ís ont été arrêtés (libérés pour certains), détenus entre un jour et plusieurs mois chacun. A ce jour, 48 sont incarcérés, au seul motif de leur confession religieuse qui est la “Foi Bahá’íe”. Depuis trente ans, les plus de 300.000 membres de la Communauté Bahá’íe d’Iran, sont considérés comme des «infidèles non-protégés». Des citoyens sans aucun statut légal dans leur pays, les Bahá’ís sont, notamment, privés d'études supérieures et d'accès à la fonction publique. Il suffit d'être Bahá’í pour voir ses biens confisqués, être privé de retraite, interdit de prêt, ou licencié. A l'école, les enseignants sont fortement encouragés à humilier, en public, les enfants bahá’ís. Des centaines de cimetières bahá’ís ont été profanés et rasés, tandis que les personnes qui s'attaquent aux Bahá’ís ne sont pas inquiétés par la Police ni par la Justice .

Depuis l'avènement de la République islamique, plus de 200 Bahá’ís, dont deux jeunes-filles mineures, ont été exécutés par ce régime. Les Bahá’ís ont au moins une raison d'espérer : des institutions internationales, ainsi que certains Parlements, ont voté des Résolutions en leur faveur. Par ailleurs, ils ont reçu, aussi, des témoignages de sympathie et de soutien, de plus en plus nombreux et fermes de la part de leurs compatriotes musulmans, y compris des intellectuels, domiciliés en Iran et hors du pays. 

Article re
produit d’un communiqué des Bahá’ís de Nice, France 

Pour plus d’informations sur la situation en Iran : http://www.bahai.fr/iran